vendredi 1 janvier 2010

Débat sur «l'identité nationale française»… Citoyens européens de nationalité bretonne, voilà notre avenir.

LORIENT/AN ORIANT — Les multiples controverses suscitées par le débat sur l'identité nationale française révèlent clairement que le « modèle français » d'intégration dont la France a fait sa fierté est inadapté aux attentes des citoyens du 21e siècle, et en particulier des Bretonnes et Bretons d'aujourd'hui.
Plus que par l'intégration, c'est en réalité par l'assimilation que fonctionne ce modèle. Assimilation à la culture dominante et abandon des cultures dominées. Le prétexte: garantir l'égalité entre tous les citoyens. La réalité: imposer le modèle français présenté comme universel. Ainsi, les peuples conquis du territoire français ont été forcés de s'aligner durant ces derniers siècles sur les standards parisiens.

Ce n'est pas à l'Etat mais aux citoyens de construire les différentes facettes de leur identité individuelle ou collective. Le concept même de débat organisé par un Etat autour de l'identité nationale se révèle être, en fin de compte, qu'un outil de propagande supplémentaire au service de l'assimilation. On peut le comprendre aussi comme un aveu d'échec ! Car l'identité ne s'impose pas d'en haut mais relève de la construction de chacun.

Différents indicateurs montrent que les Bretonnes et les Bretons sont à l'aise avec leur identité et n'ont pas besoin d'un débat pour définir de façon normée ce qu'est être breton. Il y a autant de façons d'être breton que d'habitants en Bretagne. La Bretagne que nous défendons est diverse. Bretons d'origine, Bretons de cœur, nouveaux arrivants et immigrés, nous vivons tous désormais sur le même territoire. La Bretagne nous donne la possibilité d'inventer un nouveau contrat social, un projet commun, qui nous permette de mieux vivre ensemble et de s'enrichir mutuellement de nos diversités. C'est ce modèle de société que le Parti Breton s'attache à défendre. Le Parti Breton souhaite que la Bretagne évolue vers une société ouverte, pleinement intégrée en Europe et dans le monde

En effet, à partir du moment où la France nous ferme toute possibilité de développement, nous n'avons pas d'autre choix que de porter le débat au niveau européen. Et pour le Parti Breton, il ne s'agit pas d'un choix par défaut mais d'un choix positif et évident. Quel projet, quelle forme, quelles compétences pour l'Europe de demain ? Voilà les bonnes questions !

Citoyens européens de nationalité bretonne, voilà notre avenir.
Pour le Parti Breton, Le porte-parole, Emile Granville, adjoint au maire de Redon. ■

Publié le 21/12/09

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